Vos extraits ?

Jo Ann
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Nov 8, 2009 - 09 42

Si vous n'avez pas honte de ce que vous avez écrit, partagez avec nous quelques extraits :-D

Extrait Chap 4, Enfants de Lune

« Au Château de Prasine, l’anxiété avait atteint la plupart des membres de la famille Nidan. Lodan et Nio avaient décidé de faire un premier voyage sans escorte. Et pour ce déplacement purement touristique, les jeunes Princes n’avaient pas choisi n’importe quel pays Naokki. Ils avaient jeté leur dévolu au Royaume de Ksoriäj, le Pays de la Lune. C’était la première nation de Dosia, à la pointe de l’art et de l’architecture. Mais loin de ces critères économiques, Ksoriäj était surtout le Royaume des femmes. A peine les Princesses accédaient au Trône de Salina, les Reines ne se mariaient pas, elles avaient leurs propres harems et le père de leur première fille recevait le titre de « premier concubin ». Alors, lorsqu’un jeune homme bien bâti décidait d’aller faire un tour à Vridaj, ce n’était pas forcément pour étudier l’architecture…
Les Princes avaient étalé des plans et des brochures par terre dans les appartements de la Reine, au quatrième étage de l’Aile Gauche. Ils se parlaient dans une langue à demi-secrète sous l’œil inquiet de leur mère et leur sœur Mélissa.
— On devrait passer deux trois jours à Vridaï, suggéra Nio en utilisant la prononciation Danid de Vridaj : le « j » à profusion de la langue Ksoïte était un casse-tête pour ceux qui n’avaient pas grandi avec la langue. Après, tenter les curiosités naturelles ?
— Les curiosités naturelles… répéta Mélissa sans quitter son ouvrage des yeux.
— Oui, des curiosités naturelles, insista Nio. Par exemple, les grottes de Tratanaï…
— Tratanäj, corrigea Sara qui lisait à proximité. Si vous avez tellement envie d’aller à Ksoriäj, pourquoi ne pas prendre le temps pour apprendre la langue ?
— Nous n’avons pas besoin d’être voyantes pour savoir ce qu’ils comptent vraiment faire au Royaume de la Lune, dit Fiha en signant.
Nio rougit violemment. Lodan s’assit à côté de sa mère.
— Tu nous as bien éduqués, maman. Tu n’as pas à t’inquiéter. Tout va bien se passer.
— Bien sûr que tout va bien se passer. Après tout, vous êtes deux jeunes hommes bien bâtis, vous savez vous défendre.
— Maman, est-ce qu’il y a un pays équivalent à Ksoriaï pour les hommes ? demanda Mélissa, en levant le regard de sa broderie pour voir les signes de sa mère.
— Tous les autres pays sont l’équivalent… Ils sont tous machistes, à commencer par le nôtre.
— Oh, Pomme, tu exagères, la taquina Sara.
— Dans quel autre pays, le Roi n’avait pas à se marier, avait un harem, et où la concubine favorite était parfois la mère du premier Prince ?
Sara rit doucement. Les réponses à ses questions étaient : Galan, Galan, et encore Galan. »

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Jaffre

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Nov 8, 2009 - 10 40

Ha ! Et bien moi, j'ai envie de vous montrer l'incipit de mon histoire...

« Le Début ou une empreinte bien trop grande pour vos pieds

Dans les vastes plaines de Magmäar, section métropole, dans le sud-ouest du pays, deux étranges personnages examinaient avec un certain intérêt le sol.
Il y avait une empreinte.
"Professeur, mais qu'est-ce que ça peut bien être ?"
Le premier à avoir parlé s'appelait Jordain Kurin, de nature à s'extasier devant les choses banales de la vie. Il agitait nerveusement ses oreilles de lapins.
Ledit professeur était le Professaur Hector Gravier. Ses cheveux bruns semblaient être taillés comme un buisson.
Il se frotta un instant le menton.
"Il doit s'agir d'une nouvelle espèce animale. Ou d'un monstre venu des profondeurs abyssales de la terre, surgissant du magmaa des ténèbres de notre monde pour..."
"Mais noooon."
"Hein ?"
Gravier se retourna. Il y avait un homme en tunique-cape. Grand, quoique, il était pas si grand que ça. Pas petit non plus. Allons, disons normal, donc. Cheveux ébourriffés, une large cicatrice bardait sa joue gauche. Il tira sur son bedo.
"Un monstre ? Salades. C'est une empreinte de géant vot' truc."
"Mais enfin voyons, tout le monde sait que les géants restent sur les Terres Supérieures. Ils n'ont aucun moyen pour se rendre ici, sur les Terres Primitives !"
"Et ben c'est à croire que y'en a un qui a apprit à nager."
"Hé ?"
"Vous savez, j'ai beaucoup voyagé..."
L'homme s'approcha lentement du professeur. Il avait cette espèce d'attitude qu'on ceux qui racontent le récit de leurs aventures. Jordain, l'assistant du professeur remua nerveusement une oreille.
"Voyez-vous... je reconnais parfaitement ces symboles, ces rainures... Typiquement le schéma classique des bottes des géants. Même si c'est flagrant qu'il s'agit d'une petite pointure."
"Petite, petite... Elle fait quand même un bon mètre..." commenta le professeur Gravier.
"C'est qu'est-ce que je dis. Avec de tels pieds, vot' géant il mesure maximum cinq mètres. Ou six, à la rigeur, s'il a de petits pieds."
"Et... ?"
"Ben vot' géant là, c'est un gamin." déclara l'homme. "Ou alors il est vraiment petit."
"Parce que cinq mètres pour vous c'est petit ?"
"Comparé à la moyenne de la taille des géants qui est d'environ... allons disons... quatorze mètres... oui, c'est petit."
Le professeur Gravier resta silencieux. L'homme haussa les épaules.
"Après tout, peut-être bien que j'me gourre complètement. Allez savoir !"
Et sur ce, il s'en alla.

Le professeur Gravier et son assistant Jordain restèrent perplexes durant toute la journée qui suivit.»

Yzabel

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Nov 8, 2009 - 11 24

J'ai la flemme de chercher un truc à découper dans ma bouse, alors pour ceux que ça intéresse et que l'anglais ne rebute pas, vous pouvez lire les 3 premiers chapitres ici: http://yzabel-writings.livejournal.com/tag/was+excerpts

Avec mes titres de chapitres à rallonge qui font que du coup, ça aide un peu le word count quand même. :P

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Christian Perrot

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Nov 8, 2009 - 11 33

Mon dernier passage écrit d'aujourd'hui :
[...]
– On peut commencer ?
Tournant la tête en direction de la voix, Julien retrouva son inconnue. Cette dernière l’attendait, visiblement en colère, les bras croisées sur sa poitrine, les paupières plissées derrière sa flamboyante tignasse rousse. C’est alors que l’homme compris ce qui clochait avec la tenue de la sylphide. Si dans la pénombre d’un couloir éclairé par des torches, cela n’était pas flagrant, en pleine lumière, par contre, cela sautait aux yeux. De fait, il demeura un moment totalement hypnotisé par les courbes de son interlocutrice. En effet, la dame se trouvait être entièrement nue ! Seuls des centaines de tatouages entremêlés couraient sur sa peau à la manière d’un habit d’apparat. Même son visage s’en trouvait ainsi paré. Deux longues traînées sombres le traversaient verticalement en passant au-dessus des yeux. Seul autre ornement : une longue épée argentée profondément enfoncée dans le sable à un pas de la sylphide.
– Bon, Reiserett a dit de ne pas t’abîmer, alors, je vais commencer par un exercice facile. Viens prendre mon arme !
– Euh ! tiqua Julien. Et si nous parlions d’abord. Qu’est ce que je fais ici, mademoiselle ?
– Plus tard ! L’entraînement d’abord.
– C’est que… Voyez-vous… Je ne suis pas ce que vous pensez… Pas un combattant, je veux dire. Rien d’autre qu’un…
Durant la tirade hésitante de l’homme, la jeune femme s’était approchée de lui d’un pas rapide. Sans signe avant coureur, elle lui administra un uppercut parfaitement placé sous la mâchoire. Après un court vol plané, Julien s’écroula sur le sable pulvérulent. Toussant, il recracha un caillot de sang.
– Z’êtes folle ! éructa-t-il.
D’un large pas chassé, l’inconnu vint se placer à sa verticale et lui plaça un coup de pied dans le flanc. La douleur, fulgurante, coupa immédiatement la respiration du pauvre homme. Dans un recoin de son esprit, il remercia les Dieux en songeant que son agresseur féminin ne portait pas de bottes. Dans le cas contraire, nul doute qu’elle lui aurait brisé quelques côtes.
Crachant du sang, le souffle court, il demeura au sol durant un temps impossible à estimer. Sa vision se limitait à un cercle de sable rendu écarlate par son fluide vital s’écoulant de sa bouche. Crispant ses doigts sur le sol, il essaya néanmoins de se redresser car il sentait sur son dos le regard implacable de la femme.
Il pensait qu’elle allait de nouveau le frapper tandis qu’il se trouvait encore à terre. Il se trompait ! Un direct du droit vint le frapper alors qu’il reprenait une position debout. De nouveau, il s’écroula. Seule différence, il voyait à présent le ciel azuré puisqu’il se trouvait sur le dos. Quelques oiseaux passaient en paillant au-dessus, jouant à cache-cache avec de petits nuages. Il y avait pire comme ultime vision de l’existence songea-t-il in petto.
– Allez debout ! Je pense que vous avez compris. Vous ne me contredirez plus…
Les membres tremblant, la gorge en feu et en manque de souffle, Julien se remit sur pied tant bien que mal. C’est sûr, il ne songeait plus à quoi que ce soit. Seulement que ce passage à tabac cesse.
– Je disais donc, premier exercice, me prendre mon épée ! reprit la sylphide.
– Si c’est pour recevoir encore des coups, je ne préfère pas, avoua Julien. Pourquoi ne pas parler d’abord ?
– Quoi, encore ? C’est une idée fixe ! Vous ne faites que cela dans votre monde, parler ? Pas étonnant que vous soyez si chétif et mal-fichus !
– Je ne pense pas correspondre à ces deux adjectifs, essaya de répliquer l’homme.
– À mes yeux, vous l’êtes !
– Bon, et si vous me disiez ce que je fais ici ? Vous pourriez également vous présenter ! Moi, c’est…
[...]

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Christian Perrot

Romancier : http://www.editions-terriciae.com/collectionsangri/index.html
Nouvelliste : http://www.dilaurus.org/Jeutallit/nouvelles35.htm
Bibliographie des parutions "papier" : http://www.bdfi.net/auteurs/p/perrot_christian.php

Melmoth

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Nov 8, 2009 - 11 45

Bon, comme je viens de le poster sur mon lj, autant le partager ici aussi^^:

Saint Pierre était plongé dans son registre. Il y avait une petite erreur dans ses comptes, ce qui ne manquait jamais de l’énerver. Il la traquait en marmonnant dans sa barbe quand on l’interpella:
« Saint Pierre? »
Il releva la tête, prêt à envoyer l’importun voir ailleurs si il y était, mais il s’arrêta en voyant qu’il s’agissait de quelqu’un qu’il ne connaissait pas. Ce ne pouvait être qu’un saint, mais lequel? Son visiteur dut se rendre compte de son trouble puisqu’il ajouta:
« Je suis Saint Denis, vous vous souvenez? »
Ça lui revenait à présent. Uriel avait déroulé le tapis rouge pour l’accueillir il y avait de ça quelques jours. La tête décapitée portée sous le bras aurait dû lui donner un indice, mais il y avait tellement de saints qui arrivaient en ce moment…
« Oui, je me souviens, bougonna-t-il. Qu’est-ce que vous voulez?
-Je sais que vous avez beaucoup de travail, mais, je peux vous demander quelque chose?
-Allez-y. Je suis capable de faire plusieurs choses en même temps…
-Voyez-vous, comme je suis arrivé il y a peu, je visite, et il se trouve qu’il y a un lieu que j’aimerais beaucoup voir.
-Quel rapport avec moi?
-Je me suis dit que vous pourriez peut-être m’indiquer le chemin. Je n’ose pas trop demander aux anges, ils sont un peu…Vous savez…Mais vous, c’est différent. Nous sommes comme qui dirait des collègues.
-C’est cela, oui…Bon, qu’est-ce que vous tenez tant à voir?
-Eh bien, ce que je voudrais vraiment voir, c’est…le Jardin d’Eden. »
Saint Pierre laissa tomber son registre.
« Le Jardin d’Eden, rien que ça?
-Oh! Je savais que vous alliez trouver ça ridicule…
-Ce n’est pas ça, mais si vous voulez vraiment le voir, il va d’abord falloir le retrouver.
-Comment ça le retrouver? Si vous ne savez pas où il se trouve, ce n’est pas grave. Vous pouvez peut-être m’indiquer une personne qui saurait et…
-Mais, mon pauvre ami, personne ne sait!
-Voyons Saint Pierre, vous vous moquez!
-Non, pas du tout. Vous pouvez demander aux archanges si ça vous chante, ils vous diront la même chose. Vous ne savez pas qu’on le surnomme le Paradis perdu?
-Bien sûr que si, mais je croyais que c’était…enfin, je…La raison de ce surnom n’est pas la déchéance de nos ancêtres Adam et Eve qui, en désobéissant à Dieu, ont perdu le droit d’accéder à ce merveilleux jardin?
-Non, ce n’est pas la raison. C’est l’excuse que les anges ont été bien contents de trouver parce qu’ils sont infoutus de remettre la main dessus! »

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"La terre est bleue comme une orange" Paul Eluard

Natth

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La légende sur laquelle est basée (pour l'instant) mon histoire :

"On raconte qu’un événement très étrange s’est produit juste avant que ne débute la construction. Ce jour-là, l’architecte était venu sur le terrain pour réaliser ses derniers repérages. Son travail avait pris pas mal de retard, ce qui l’inquiétait beaucoup. Malheureusement, quand il est arrivé sur place, il a découvert une vieille femme en train de chanter et de danser à l’endroit exact où devait s’élever l’autel…

Le jeune homme s’arrêta un instant pour lui désigner l’endroit choisi par l’ancêtre en question. Son expression était devenue très sérieuse, comme s’il se préparait à annoncer une grande catastrophe. Malheureusement, Victor avait encore en tête l’image d’une vieille folle en train de se trémousser au milieu du chœur, ce qui cassait un peu l’effet dramatique de l’événement.

- D’un seul coup, l’architecte est entré dans une colère folle ! Il s’est rué sur l’inconnue pour la rouer sauvagement de coups ! Lorsqu’elle s’est effondrée sur le sol, il a continué de la piétiner jusqu’à ce que ses pieds soient couverts de sang ! La pauvre vieille l’a supplié de se calmer tant qu’elle a pu parler. Hélas, elle n’a pas survécu bien longtemps…
- Mais il était complètement taré ce type !!! Pourquoi il a fait un truc pareil ??

Pris par l’histoire, le journaliste semblait à présent complètement réveillé. Son compagnon haussa les épaules d’un air désolé. On aurait dit qu’il assistait lui aussi à cette scène horrible.

- Non, c’est beaucoup plus simple… Lorsque l’architecte a vu cette femme, il a cru qu’il s’agissait d’une sorcière jetant un sort à la future maison de Dieu. Et la légende dit qu’il avait raison. Mais il n’aurait jamais dû la tuer, car le démon s’est vengé d’une terrible façon !
- Ah ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Des cornes ont poussé sur la tête de ce cinglé ?
- La métaphore est intéressante, car il paraît que l’épouse de cet homme était particulièrement attentionnée avec ses apprentis… Mais non, cela n’a rien à voir. Par contre, c’est étonnant que vous ayez deviné.

Euh… Il se fout de moi là, non ? C’est quoi cette histoire de coucherie ?

Victor lança un regard mauvais au visage hilare de Christopher.

- Je suis désolé, je raconte des bêtises alors que je devrais continuer mon histoire. Pourtant, vous ne vous êtes pas trompé, car cette femme était réputée pour ses mœurs légères. Je suppose que cela vient du crime de son mari… Ce dernier s’était montré malfaisant, donc celle qui partageait sa vie ne pouvait pas être bonne.
- Sans doute… Enfin c’est pas réel tout ça !
- Evidemment, puisque c’est une légende. Et le plus intéressant reste encore à venir. Lorsque les villageois ont appris ce qui s’était passé, personne n’a critiqué l’architecte au départ. On l’a même félicité pour avoir protégé un lieu sacré. Jusqu’à ce que les premiers décès se produisent…
- Hein ?
- Le lendemain, des paysans ont retrouvé un cadavre sur le lieu du drame. Comme le mois de décembre venait de commencer, on a cru qu’il était mort de froid. Cependant, on a remarqué une chose inquiétante… Le visage de cet homme était tordu dans une expression d’horreur et de panique. Si son corps n’avait pas été gelé, on aurait pu croire qu’il était mort de peur.
- Je suppose que c’est bien ce qui lui est arrivé…
- Exactement. Le surlendemain, ce sont deux corps que l’on a ramassé. Et la situation n’a fait qu’empirer au fil des semaines. Bientôt, les villageois ont commencé à dire que la sorcière avait maudit l’endroit à l’instant de sa mort. Sur le coup, plus personne ne voulait approcher l’endroit, y compris les ouvriers chargés de creuser les fondations de l’église.
- Ah, ah… Ennuyeux ça…
- Bien sûr, les responsables religieux de la région ne pouvaient pas laisser les choses ainsi. Ils ont donc confirmé que les manipulations de la sorcière avaient perverti ce lieu, mais qu’ils allaient le purifier grâce à un puissant exorcisme. Un moine spécialisé dans le domaine règlerait ce problème au plus vite !
- Ca a marché ?

Ca m’étonnerait…

- Hé bien, plus ou moins selon la légende… Cet homme vivait dans un monastère éloigné, au sud de l’actuelle Belgique. C’est pourquoi il lui a fallu beaucoup de temps pour atteindre le village. D’ailleurs, les habitants ne savaient pas quel jour il devait arriver. Mais cela ne dérangeait pas ce moine, car il avait décidé d’agir seul. Il disait que Dieu lui avait envoyé un message en rêve. Que tout individu qui tenterait de l’aider perdrait la vie. Que lui seul pouvait vaincre la créature qui avait tué ces gens.
- Et je suppose qu’il s’en est débarrassé facilement…
- Pas vraiment… Selon la tradition, le Diable en personne hantait les lieux. Courroucé par la mort de sa servante, il avait décidé qu’il tuerait chaque être qui passerait la nuit là où on construirait l’église. Seuls ceux partant avant le lever du soleil survivraient. Bien sûr, les habitants ignoraient sa présence. L’exorciste a réussi à chasser le Malin, mais cet exploit lui a coûté la vie. Et il y a pire…
- C’est déjà pas mal pourtant…
- Avant de plonger en Enfer, le Diable a lancé une malédiction. Je reviendrai, a-t-il dit, chaque fois qu’un être vivant, homme ou femme, passera plus de dix nuits dans la future église. Au onzième lever de soleil, j’apparaîtrai sous la forme d’un monstre écailleux à la bouche gigantesque ! Alors je dévorerai sans pitié ma proie, quel que soit son âge ou ses vertus ! A cause de ce maudit moine, je ne peux plus emporter ma victime en Enfer. Aussi, je jure de tant la broyer que même son âme ne résistera pas. Ainsi, elle n’atteindra jamais le Paradis : elle cessera simplement d’exister.
- Il était presque aussi bavard que vous, dis donc. Pas étonnant qu’on ait préféré oublier cette église… Comment cette légende s’est-elle transmise ?
- Le moine a survécu quelques heures à ses blessures, juste assez longtemps pour prévenir les paysans qui l’ont secouru. Cependant, le massacre a cessé et on a fini par construire ce magnifique édifice. Hélas, certaines morts mystérieuses ont rappelé qu’une malédiction planait sur ce lieu. Progressivement, les villageois ont fui cet endroit. Deux siècles plus tard, on avait pratiquement oublié son existence. Au 19è siècle, le châtelain de l’époque s’en est souvenu, mais il est mort prématurément. Certains disent qu’il aimait trop cette église et qu’il y avait passé plus de dix nuits…"

La version acrostichisée (si ça existe) est hébergée ici.

Mis_atoGlowing Halo

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^__^

me plaît beaucoup ^^

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Misato

Mélie-mélie

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Un bout arraché à un long monologue.

"Combien de temps est-ce que je reste là, combien de temps à regretter, déjà, ces cheveux si courts, qui ne font qu’accentuer les courants d’air dans ma tête, les vides et les trous ? Combien de temps les mains à plats, le regard vide, combien de temps avant que Zala arrive dans mon dos ? J’entends ses pas dans le couloir, son souffle inquiet. Elle s’arrête, elle demande « Mami ? », et ce n’est même pas une promesse cette fois qu’on me demande, c’est une simple réponse, un « oui » qui rassurerait ma fille, qui me ferait de nouveau mère, et pourtant, je ne suis pas capable de former les mots, le son s’évanouit avant même d’avoir été conçu dans ma bouche, dans ma gorge, dans ma poitrine. Je voudrais tellement, pouvoir. Me retourner, sourire, prendre Zala dans mes bras, la serrer contre moi, même si maintenant, ses neuf ans sur mes genoux donneraient une posture inattendue, ses jambes toucheraient terre et j’aurais du mal à la bercer, mais enfin. Je voudrais être présente, lui caresser les cheveux, souhaiter toujours qu’ils restent longs, ces cheveux-là, qu’ils n’aient rien à se faire pardonner, eux. Mais je suis rompue, et je reste figée, la voix de Zala s’évanouissant dans mon oreille, le silence s’installant de plus belle – mais nos silences ne sont plus jamais beaux."

Jo Ann

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Jaffre wrote:
Grand, quoique, il était pas si grand que ça. Pas petit non plus. Allons, disons normal, donc.

Ce que le NaNo ne fait pas. LOL.

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Jo Ann

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Trop fort ! :-D

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J'en reste sans mots.

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Misato

snowcrash

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@Melmoth

La suite, pliz ! J'adore ce passage. :-)

snowcrash

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En fait j'en ai très honte, vu le style, mais bon, je poste quand même :-)
En bref, une équipe style Stargate voyage dans le temps, ici ils se retrouvent à la cour d'un roi qui pourrait être Henry VIII, et Roxane, mon héroïne, tombe amoureuse d'un homme en ignorant qu'il s'agit d'un haut personnage.

"Elle se prépara pour le bal avec un soin particulier. L’Agence leur fournissait des tenues qui leur permettaient de faire bonne figure, même si leur solidité était moindre que les véritables habits d’époque, puisqu’ils n’étaient pas censés être portés plus de quelques mois. Roxane se demanda comment elle aurait vécu à une époque où un vêtement pouvait durer toute une vie, elle qui vidait ses placards tous les deux ans.

Elle finit de lacer sa robe rouge sombre et mit quelques bijoux, un peu de parfum et se déclara prête. Amanda finit de coiffer ses longs cheveux bruns et Richard enfila en grognant son habit, aidé par sa femme et Nicolas. Celui-ci portait l’habit avec grâce et naturel. Il échangea un clin d’œil avec Roxane.

Le petit groupe se dirigea vers la salle de bal. L’ambiance était très gaie et la musique joyeuse mit tout de suite Roxanne dans l’ambiance. Elle accepta le bras de Nicolas pour se frayer un chemin dans la foule, saluant les personnes qu’il fallait saluer d’une révérence qu’elle maîtrisait à présent parfaitement. Elle se plaqua contre un mur pour observer la foule, cherchant Thomas du regard. Elle avait un peu du mal à croire qu’elle, petite psychologue, se trouvait dans la même salle que le roi Henry et sa future femme, Lady Anne. Celle-ci dansait avec une grâce que Roxane lui envia. Le roi était assis à une table dans le haut de la salle, entouré d’une petite cour. Roxane se demanda si elle ne rêvait pas quand elle vit Thomas assis à la droite du roi, en grande discussion avec le souverain.

Elle donna un léger coup de coude à Nicolas.

- L’homme à côté du roi, qui est-ce ?
- Lequel ?
- Celui en noir avec une grande chaîne en or, précisa Roxane.
- Le Lord Chancelier. Celui qui brûle les hérétiques, répondit tranquillement Nicolas.

Pour une fois, Roxane fut heureuse de porter un corset qui la forçait à rester droite. Intérieurement, elle n’était plus qu’une petite flaque de cire. L’homme avec qui elle flirtait depuis plusieurs semaines n’était pas un simple noble, mais le Lord Chancelier lui même. Elle avait entendu des tas de choses sur lui, sur son intransigeance et sa sévérité, et elle se rendit brusquement compte qu’elle avait parlé très librement de ses idées à un homme qui pouvait la faire arrêter et emprisonner d’un mot.

Roxane se rendit compte qu’elle avait accumulé les erreurs d’appréciation. Lorsque Thomas s’était présenté, le premier jour, alors qu’elle avait encore la tête qui tournait après sa chute de cheval, elle n’avait pas compris son nom de famille. Ensuite, elle avait pensé qu’il ne devait pas être très influent à la Cour, tout simplement parce qu’il portait des tenues simples et austères. Elle réalisa qu’elle ne l’avait jamais vu vêtu autrement qu’en noir. Enfin, elle avait confondu Lord Cromwell avec le Lord Chancelier.

La couleur quitta lentement le visage de Roxane. Elle se mit à trembler. Il fallait qu’elle parte, et le plus vite possible. Elle rassembla ses jupes et repéra une ouverture parmi les danseurs pour gagner la plus proche sortie. Elle maudit l’Agence qui envoyait des voyageurs ignorants de l’histoire précise de la période. "

Jo Ann

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Mélie-mélie wrote:
Un bout arraché à un long monologue.

On veut savoir ce qu'il se passe... après, avant, pendant...

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Nov 9, 2009 - 02 26

Deux extraits qui ont quitté mon profil, le premier centré sur le personnage féminin et le second sur le personnage masculin :

Quote:
« Bonjour Hubert ! » fit une voix joyeuse.
Une femme en blouse blanche, d’une quarantaine d’années, aux cheveux bruns retenus en chignon lâche sur sa nuque, passa en laissant dans son sillage un parfum de réglisse.
« Bonjour Pélagie, » répondit le jeune homme.
Un léger sourire aux lèvres, la femme consulta la liste accrochée au mur et se dirigea vers le tiroir où Arnaud dormait dans les bras, non pas de Morphée, mais de Thanatos.
« C’est le docteur Lalloz, expliqua Léger. Elle va s’occuper de l’autopsie de votre frère. Une fois qu’elle aura déterminé les causes de la mort, vous pourrez récupérer le corps.
— Vous voulez dire qu’elle va… ouvrir Arnaud ? »
Penchée sur le corps, Pélagie Lalloz souleva une paupière et éclaira l’œil mort avec une petite lampe.
« J’y suis obligée, mademoiselle, dit-elle en rempochant l’objet. Mais ça devrait aller vite : avec tous les indices qu’on a, s’il n’est pas mort par strangulation, c’est qu’il y a un truc. Revenez en fin de matinée, je devrais avoir fini. »
Sans avoir l’air de s’émouvoir du sort du garçon, elle alla chercher un brancard un peu plus loin.

Oriella en profita pour lancer un dernier regard à son frère. Elle sentait au fond d’elle comme une envie de le défendre, d’empêcher cette légiste à la réglisse de lui enfoncer son scalpel dans la peau.
« Pourquoi lui ? demanda-t-elle. On s’est parlé hier soir au téléphone, il allait donner un coup de main à notre tante Denise… Pourquoi est-ce qu’il a été tué ?
— Nous n’en savons rien, dit doucement Hubert Léger. Venez avec moi, maintenant. Ça ne sert à rien de rester ici. »
La jeune femme hocha la tête. Elle allait quitter les lieux quand, derrière elle, le docteur Lalloz pouffa :
« Voir Denise et mourir ! »
Dans la liste des choses à ne pas dire en sa présence, ce calembour se posait là. Oriella serra les poings et se rua sur la légiste.

Quote:
Parti de New York en début de soirée, il atterrit un peu avant dix heures du matin. François lui avait conseillé de prendre les transports en commun, puisqu’il avait peu de bagages. Un peu hésitant, il suivit donc les allées tentaculaires de l’aéroport parisien à la recherche de la station de RER.
Aux abords de l’escalier roulant, la foule compacte et en colère le surprit quelque peu. Certes, il avait fréquenté les Parisiens et connaissait leur propension à être de mauvaise humeur en toutes circonstances, mais c’était un peu trop, même dans le contexte. Il tendit donc l’oreille et regarda autour de lui, jusqu’au moment où une annonce résonna dans la salle des billets :

« En raison d’un mouvement social suite à l’agression d’un agent de conduite, la circulation du RER B est fortement perturbée sur toute la ligne. Nous vous remercions de votre compréhension. »

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littleophGlowing Halo

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Et zut, bug et double post.

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ShanilaraGlowing Halo

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Bon c'est pas hyper brillant, mais c'est le propre du nano ^_^
Situation : mes Métamorphes contrôlent le monde entier grâce à leur capacité à invoquer des hordes de démons qu'ils appellent les "familiers". Les humains sont en train de se soulever, menés par un culte religieux, et ça commence en Chine.

Quote:

Marcus, le Prince Métamorphe qui contrôlait la Chine et les pays voisins, fut pris de court quand on lui annonça que le peuple était descendu dans la rue, et qu'il réclamait désormais le départ du " tyran ".

-- C'est quand même incroyable, grommela-t-il à l'attention de Namar, qu'il avait joint en visiophone pour le tenir au courant, moi qui ait toujours fait en sorte de leur foutre la paix. J'aurais peut-être dû les opprimer pour de bon.
-- Et c'est à quel point ? lui avait demandé son oncle, le patriarche de la famille, celui vers qui on se tournait toujours pour les conseils.
-- Au point que j'hésite à lâcher mes familiers, Namar. Littéralement tout le monde est dans les rues. J'ai peur de n'avoir plus personne à gouverner si je massacre les révolutionnaires. Et c'est pareil dans toutes les grandes villes, dans tous les villages. J'en viens à regretter d'avoir développé les moyens de communication, ils n'auraient pas pu s'organiser aussi bien sans.
-- Que comptes-tu faire ?
-- C'est bien pour ça que je vous appelle, Namar. Je n'en sais rien. Je n'exagère pas en disant que si je tue tous ceux qui sont dans les rues, il ne restera personne. Et en même temps, rien d'autre ne les arrêtera. Notez, moi ça ne me pose pas de problèmes particuliers, hein. S'il faut dépeupler la Chine pour s'assurer que le reste du monde se tienne à carreaux, je peux le faire. Mais j'aimerais mieux m'assurer que c'est bon pour vous avant. Faire un exemple vous paraît-il la meilleure solution ?
-- Tu penses que tu as un peu de temps avant qu'ils soient à tes portes ? Demanda une autre voix près de Namar, juste avant que le visage de Luccian ne s'encadre près de celui de son père.
-- Oh, salut Luccian. Oui, j'ai un peu de temps - au pire je peux toujours m'en donner. Je ne suis pas démuni s'il s'agit simplement de défendre une petite zone. Le tout c'est de doser l'effort. Luccian, ajouta-t-il, je crois que tu avais raison, concernant les prêtresses, nous aurions vraiment dû nous débarrasser d'elles plus tôt. Si j'en crois les gens à moi qui sont allés prendre la température dehors, ce sont elles qui sont à l'origine de ce mouvement. Quelque chose au sujet d'un messie...
-- J'arrive, dit simplement Luccian en disparaissant de l'écran.

Marcus fut interloqué de la réaction de son cousin, et interrogea Namar à ce sujet. Celui-ci lui expliqua qu'ils étaient tous un peu à cran, suite à des évènements sortant de l'ordinaire (on pouvait dire cela, songea-t-il, quand mourrait un immortel), et les prêtresses étaient un peu la marotte de Luccian en ce moment.

-- Eh bien, il a eu du nez, c'est tout ce que j'ai à dire, répondit Marcus. Je vous laisse, Namar. J'attends Luccian, ainsi que votre feu vert pour ma petite situation ici.
-- Je te rappelle dans moins d'une heure, Marcus, et Luccian sera là dans quelques minutes.

Marcus coupa la communication et se rencogna dans son fauteuil. Mais alors qu'il pensait être tout seul, il entendit une voix qui venait de derrière lui, à l'opposé de la porte.

-- Alors je vais devoir faire vite.

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Selsynndelamare

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Bon, je vous ajoute à la liste de mes victimes ^^. Voici un petit passage, écrit entre avant-hier et hier...

Mon délire personnel... Matthieu est un enfant un peu spécial (extrait du Chapitre 2 : Arrivée)
Il veut commander un produit légèrement illicite : la jarmia. (Officiellement pour l'étudier. Il est trois heure trente du matin, il n'a pas dormi.) Et Louis Jarmolgas est en fait un ami des parents de Matthieu, que celui-ci ne connait pas. Matthieu connait juste le nom de sa mère (Llivia Heirane) ; pour l'administration français, il est élevé par sa tutrice : Alice Malgolfas et porte le nom de sa mère.

(je fais mes message écrit un peu spécial, et j'ai pas tout recorrigée, j'espère que c'est lisible, quand même !)

Quote:

Je retourne au formulaire de commande.

« Acheteur : Matthieu Heirane ; Lieu de résidence : Chez Alice Malgolfas, le Domaine, 159 route de Mirsan… Et puis, valider»

« Formulaire incorrect ? Comment ça ? Mais si, je t’assure, espèce de site… Aucune entrée pour Matthieu Heirane. Lieu de vente : France, interdit. Mais si ! Moi aussi je veux faire joujou ! »

Dépité je tente comme nom Matthieu Malgolfas, Lilliane Heirane, Alice Malgolfas, Llivia Heirane, bien qu’ils soient tous accepté, aucun ne passe le contrôle de la frontière.

Je finis, par trouver à la vingtième consultation du site, une adresse mail à contacter en cas de problème. Mon message est clair :

« Bonjour, je suis Matthieu Heirane. J’aimerais étudier votre plante, mais je ne parviens pas à la commander. Vous avez du vous tromper dans le code. Voulez vous que je vous fasse une expertise ? Sinon, comment fait-on pour commander de votre foutu produit si on est un français ? Merci d’avance, Matthieu Heirane. »

La réponse ne tarde pas, et moins de cinq minutes plus tard, je peux lire :

« Cher client, merci de l’attention que vous portez à notre produit. Malheureusement, je suis formel. Je ne peux pas délivrer de produit à quelqu’un n’existant pas. Je suis néanmoins curieux de connaître pourquoi vous avez pris le nom, en voie d’extinction, d’une amie très chère. Cordialement. Louis Jarmolgas. »

Ainsi c’est lui ! Je relis une deuxième et une troisième fois. Rha ! Pourquoi il dit que je n’existe pas ? Mais j’existe !!! Je l’assure. Une fois que mes nerfs sont suffisamment calmes, je commence à rédiger la mise au point.

« Monsieur Louis Jarmolgas, ravi de vous rencontrez avant après-demain. Je suis le fils de Llivia Heirane. Vous la connaissez vraiment ? Enfin, quoi qu’il en soit, je vous supplie de me fournir un peu de cette algue miraculeuse, que je puisse l’étudier. Cordialement, Matthieu Heirane. »

Je dois attendre cette fois-ci plus d’un quart d’heure avant que le message ne s’affiche à mon écran.

« Cher Matthieu, fils de Llivia Heirane, j’ignorais tout simplement qu’elle avait un fils. Et je vous conseille de prendre le nom de votre père. Ce n’est un secret pour personne, surtout pas pour moi, qui est vécu cinq ans avec vos deux parents. Le nom Heirane est réservé aux femmes. Quand à vous procurer de la jarmia, il y aura un moyen. Serez-vous encore levé dans une heure ? Cordialement, Louis Jarmolgas. »

Mon père, mon père, mais pourquoi il fait une fixation dessus, moi je le connais pas, mon père. Comment pourrais-je prendre son nom ? Et voici ma réponse :

« Monsieur Louis Jarmolgas, je serais sans doute encore réveillé dans une heure. Je vous attendrai à l’entrée de chez moi. Cordialement, Matthieu Vous Savez Qui. »

Et je joins un plan qui mène au Domaine. Puis j’envoie le tout.

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** toute nouvelle **
2009 >> Les Enfants d'Ellinao, partie 1 : Royaumes

Alserweiss

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Attention, pas de relecture, pas de correction d'orthographe et / ou grammaire (Rédaction sous Textroom avec dyslexie inside), mais c'est le chapitre dont je suis le plus fier (ou tout du moins, dont j'ai le moins honte) pour le moment.

Louis éteignit le navigateur, ferma l'ordinateur portable, le débrancha. Il regarda autour de lui.
Par les vastes bais vitrée de l'hôtel, là où il savait que se dressait un paysage de montagne, il n'y avait qu'un néant insondable. Quelque part derrière lui, un feu de cheminée crépitait, entretenue toutes les deux heures par le gérants qui venait y poser une bûche.
De l'extérieur parvenait le hurlement lugubre et plaintif du vent glacée qui soufflait dans la vallée. Sur les fauteuils en face de lui, les deux hommes de Xavier dormaient.
Le premier était un petit basané répondant au nom de Jules. Calme, il ne parlait jamais. Le second était gros, presque aussi grand que Louis, et portait des lunettes à monture de plastique. Il était vêtu d'un pantalon à pince, d'une fine chemise à rayures, et Louis ne l'avait pas encore vu porter de veste malgré le froid. Il n'avait pas participé à l'arrestation de Louis lorsque Xavier et ses hommes avaient investi la cabane d'André, les rejoignant une fois qu'ils étaient arrivés à leurs voitures, en portant une petite valise. Sans comprendre pourquoi, Louis l'avait détesté au premier regard. Il s'appelait Guillaume.

Les chambres n'étaient pas pourvues de connexions internet. La seule existante se trouvait à la réception. Louis avait demandé au gérant de l'hôtel un câble qu'il avait tiré jusqu'au salon de la réception, pour y brancher l'ordinateur portable volé aux amazones. Xavier lui assurait qu'il pouvait lui faire parvenir celui qu'il avait dû abandonner lorsqu'il s'était enfuit de chez lui, mais ça n'avait pas été nécessaire. Le netbook des amazones avaient des capacités supérieures à son ancien ordinateur.
Il avait passé la moitié de la nuit à faire des recherches au sujet de ce qui se passait - sous bonne garde, évidemment, deux des hommes de Xavier assis sur les fauteuil en face de lui, le surveillant d'abord avec assiduité, allant même jusqu'à pointer leurs arbalètes vers son torse. Au bout d'une heure, voyant qu'il ne faisait que taper sur l'ordinateur, ils s'étaient peu à peu relâchés. Lorsqu'il avait dû aller aux toilettes, ils étaient carrément en train de somnoler. Louis avait dû les réveiller pour les prévenir. De toute façon, le vent glacé qui soufflait à l'extérieur ne lui donnait pas envie de s'enfuir.
Tout d'abord, il avait recherchés toutes les informations concernant la guerre civile qui se déroulait dans l'ancienne Belgique. Classique; encore des histoires de conflit territoriaux entre les wallons et les flamands pour le contrôle de la région bruxelloises.
Bruxelles était coupés en deux par un mur depuis vingt ans, mais ça ne suffisait pas. Louis doutait que cette situation s'améliore un jour. Il avait toujours été surpris de savoir que presque dans le même cas, la Suisse, avec ses trois langues, n'avaient jamais eu de problèmes, depuis plus de milles ans. Mais c'était que l'âme helvète s'était justement construite contre un adversaire commun, en dépit de leurs différences. Rien de telles en Belgique, pour le peu qu'il savait de l'histoire de ce pays.
En tout cas, le conflit avait pris une nouvelle dimension lorsque les américains avaient apportés leur appui aux hollandophones. Une histoire de pétroles, de contrôles des fleuves acheminants les matières premières jusqu'à Amsterdam.
Ils avaient apporter leur aviations en soutien.
L'hélicoptère qu'il avait vu se crasher sur le camps des amazones ressemblait fort à un modèle américain. Et pas n'importe lequel, de surcroît.
Il avait passé une heure à télécharger des croquis d'hélicoptère d'un site américain, regrettant l'époque où les connexions internet permettaient de télécharger presque instantanément non seulement des images, mais aussi des vidéos. Il avait eu la chance de le voir de ses propres yeux, lorsqu'il avait cinq ans. Mais le débit des réseaux avait suivi la décroissance de l'énergie, de sorte qu'aujourd'hui il fallait au moins trente secondes pour télécharger l'équivalent d'une photographie.
Quoi qu'il en soit, cela confirma ce qu'il avait vu : l'hélicoptère qui s'était crashé dans la clairière où les amazones avaient établis leurs camp était un RAH-55 Comanche.
Louis hallucina lorsqu'il découvrit, en faisant un rapide tour sur l'encyclopédie logé dans sa carte mémoire, que cet engin n'avait été conçu qu'à cinq exemplaire. Son principal atout était sa furtivité.
Ce détail seul suffisait pour rendre Louis nettement moins sceptique au sujet de l'histoire de Xavier. Il mit trois heures à chercher des informations sur les protocoles de déplacement d'armes de ce genre. Généralement, deux avions décollaient. L'un transportait la bombe, l'autre, les codes d'activation. Personne ne savait où se trouvait l'un et l'autres avant qu'ils n'arrivent à bon port. L'hypothèse d'un passager murmurant le code d'activation d'une bombe atomique qui n'était pas là n'était finalement plus aussi absurde.
Tout cela soulevait beaucoup de questions.
Par exemple, pourquoi cet hélicoptère s'était-il crashé ?
Si les informations mondiales ne mentionnaient d'aucune manière les armes atomiques, ce n'était pas le cas des armes chimiques, dont les différents belligérants semblaient faire une consommation anormale, pour un conflit régionale. Peut-être le pilote avait-il été victime d'un virus.
Il semblait à Louis plus difficile d'obtenir des réponses à d'autres questions qui surgissaient dans sa mémoire.
Ainsi, la bombe était-elle ancienne ou récente ?
Que ce soit une ancienne bombe ayant échappé depuis plus de cinquante ans à la vigilance des différentes institutions était complètement improbables. Mais qu'il s'agisse d'une création récente était pratiquement impossible.
C'était à peine si les nouveaux traités de non-prolifération d'armes autorisaient encore les lances-roquettes et les auto-mitrailleuses. Un pays se lançant dans une telle aventures serait immédiatement mise au ban de ce qui restait des nations - sans compter qu'un programme nucléaire aurait ruiné son économie.
Et Xavier, ce connard, s'imaginait vraiment qu'il était de taille à oser tenter de s'approprier un tel engin. Il était d'ailleurs déterminé, au point d'avoir kidnappé Rachelle.
"Elle sait que si elle me donne le code, je l'a tue. Et même si je lui promet de ne rien en faire, elle pourrait m'en donner un faux. Donc, il faut qu'elle nous accompagne", avait-il dit pour justifier son emprisonnement. Oui, se dit Louis, il aurait mieux fallut qu'elle meure.
Pour le moment, Louis ne l'avait pas encore vue. Elle était prisonnière d'une autre chambre, sous bonne garde. Louis doutait que Xavier en tire quoi que ce soit.
Il posa l'ordinateur portable à côté de lui, se leva, s'étira. Il héla vaguement ses deux gardiens, qui se réveillèrent brusquement, leur dit qu'il allaient se coucher. Apparemment soulagé, ces derniers l'accompagnèrent jusque dans sa chambre.

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Stik

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Nov 9, 2009 - 23 39

L'érotisme de l'andouille, qui ouvre ma création.
Je vous rassure, ce n'est absolument pas représentatif du reste, je n'écris pas du soft pr0n culinaire.

Pour la compréhension, la Gourgandine est une recette de crêpe : Andouille de Guéméné, Tomates, Gingembre.
Si on remplace les tomates et le gingembre par des épinards, c'est l'Alligator \o/

De toutes les crêpes que nous servons, la Gourgandine a toujours été ma préférée, tant son nom évoque de manière absolument parfaite le coupable plaisir que constitue la minutieuse dégustation d'une andouille de Guéméné débitée en tranches. L'andouille de Guéméné, c'est le paradoxe de l'étalage de la boucherie charcuterie, lequel étalage, lorsque je passe devant au marché, provoque tout d'abord chez moi une boulimie insatiable, un soudain désir irrépressible d'arracher la ficelle du rôti, de trancher sauvagement dans la couenne du jambon, de mordre à pleines dents la côte de boeuf. Mais lorsque mes yeux se posent sur la sacro-sainte andouille, mon pouls descend subitement, le temps s'arrête, la luxure laisse place dans mon regard à une infinie tendresse, et je la vois. Je l'admire. Je la jauge également. L'andouille de Guéméné n'est pas de celles qui se laissent avaler goulûment par le premier rustre venu à poser ses mains calleuses sur elle. Oh que non. L'andouille, elle se mérite, et il faut savoir y mettre les formes pour qu'elle se livre sans retenue.

Pour autant, elle reste accessible, ce n'est pas une allumeuse comme la viande des Grisons, qui bien que succulente, soumet le gourmand à une attente excessive, et dont le raffinement ne laisse jamais place à la gourmandise, se refusant au plaisir à la dernière minute, trop hautaine, trop aristocrate pour réellement s'abandonner à la sensualité gustative. Non, l'andouille, elle, est à la hauteur de toutes les promesses qu'elle suggère dès l'instant qu'elle est enveloppée dans son papier à damier rouge et blanc, si proche, à portée de main, et pourtant si distante encore, dérobée au regards emprunts de convoitise. Car tant qu'elle ne se retrouve pas dans l'intimité d'un foyer, l'andouille se refuse catégoriquement au grignotage ; elle n'est pas non plus de celles qui se laisse picorer sous le coup d'une impulsion fougueuse mais précoce, au détour d'une porte cochère qui dissimule mal la honte d'un accès déplacé de gloutonnerie. Non, l'andouille ne fait pas dans le compromis : elle se livre toute entière, ou elle se refuse intégralement, mais hors de question d'accorder un avant-goût de ses charmes à celui qui ne sait contenir son appétit bestial.

C'est une fois seul avec elle qu'il est permis d'arracher l'emballage importun, d'un geste sec chargé d'une violente passion trop longtemps contenu, avant de délicatement poser une main fébrile sur le grain de sa peau, sous laquelle on sentirait presque frémir la chair à la chaleur de ce premier contact charnel. C'est là qu'il convient de prendre des précautions, et de ne pas céder, après une attente insupportable, à une précipitation qui serait fatale. L'andouille n'est certes pas farouche, mais celui qui veut libérer pleinement sa bestialité doit auparavant sacrifier à sa coquetterie. Les tranches doivent être fines, sans pour autant risquer qu'elles ne se décomposent avant l'aboutissement de ce préliminaire. Pour cela, il faut l'agripper fermement d'une main, de ces prises qui laissent un instant l'empreinte des doigts dans la chair lorsqu'on les retire, et la débiter délicatement de l'autre. Puis on saisit la première tranche, et lentement, religieusement, on retire d'un doigt sa seconde peau, dernier obstacle à l'explosion de la jouissance gustative sur nos papilles qui déjà salivent d'anticipation. Alors, et alors seulement, on peut progressivement déposséder la fine tranche de ses cercles concentriques extérieurs et les porter à notre bouche, l'un après l'autre, pour ne rester plus avec entre les doigts que le coeur de cette première tranche, le coeur de cette andouille qui enfin se donne sans restriction aucune, s'offre à notre palais transi, permettant toutes les folies, tous les excès, s'abandonnant à cette main à qui elle fait désormais assez confiance pour partager ensemble des sensations inédites qui culminent en une explosion de saveurs. C'est à cet instant qu'il est permis de lâcher la bride à ses pulsions les plus primaires, et à enfin assouvir ses désirs de bonne chair à la recherche de l'orgasme culinaire.

Natth

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Nov 10, 2009 - 00 36

Excellent ! C'est le cas de le dire XD
Difficile de regarder une andouille de la même manière ensuite...

LeTipex

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Nov 10, 2009 - 09 55

Extrait de "Royaume Corail"

Les chairs du notou étaient douces et tendres. Plus fermes que n'importe quel poisson, et pourtant moins fortes et plus subtiles que la viande de la roussette. Wasana avait jeté sur le feu des garçons des herbes qui en brulant avaient donné un gout presque épicé à l'oiseau. Sur une buche qu'il avait tiré à l'écart du feu, puis écrasé, Wasana avait déposé des morceaux de d'igname rouge, la paca qui arrivait presque la première au début des récoltes. Les deux garçons regardaient avec avidité le tubercule griller, doucement, tache brune et violette sur les braises, quand un claquement régulier se fit entendre un peu plus bas. Relevant la tête, Wasana émis un raclement de gorge qui tenait a la fois du dédain et de l'étonnement, avant de frapper de son coude la racine triangulaire du banian contre lequel il se tenait. Le claquement lointain s'arrêta un moment avant de reprendre, quelques coups secs et rapides plus affirmé que le battement précédent. Encore une fois Wasana répondit au signal, et l'e change pris fin, aussi naturellement qu'il avait commencé. Waton n'était pas familier avec cette façon qu'avait les chasseurs de communiquer en se servant des arbres, ne montant quasiment jamais dans la forêt humide des hauteurs ou tout son de voix s'éteignait rapidement, mais il avait comprit le sens général de l'échange, une simple manière de demander ou se tenaient les autres afin de les rejoindre plus facilement. Et effectivement, avant que la paca ait pu finir de cuire, arrivaient les autres membres de la troupe. Ils étaient six, tous plus vieux et plus sur d'eux que ne pouvaient l'être Waton et Titéma. La barbe de deux d'entre eux étaient même grisé en certains endroits, même si Doni assurait que ses marques blanches étaient apparues du jour au lendemain quand il avait vu un doghi près à le dévorer. Son histoire restait assez fluide quand on abordait le sujet de sa fuite face à un tel adversaire : certains jours le voyaient se rappeler de son combat terrible contre le mauvais esprit, alors que d'autres il se souvenait simplement qu'il avait couru comme le vent, semant la créature derrière lui en arrivant près du village. Tous étaient armés, et la première partie du voyage avait été rempli du récit de leur exploits, de chasse, de pêche, voir de guerre pour certains, sujet qui passionnait Titéma mais laissait en grande partie indifférent son plus timide ami. Cependant, l'atmosphère remplie de bravoure et de serments retombait au fur et à mesure que le groupe s'approchait des terres taboues. Certains des hommes, Waton pouvait le voir, jetaient maintenant sans trop de honte des regards douteux autour d'eux, tandis que d'autres avaient sortis des colliers ou des petits masques gravés de la taille d'une paume, qui attiraient la bonne faveur des ancêtres.

L'un des hommes s'accroupit à coté des trois éclaireurs, déposant son casse tête à bec d'oiseau au sol. Il resta un moment silencieux, profitant de la protection qu'offrais les branches du banian de la fine bruine qui descendait de la canopée, avant de parler.

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Il se fait tard... Prenez à droite.

Appologies for my crappy english everyone! It's been a long time since I had the occasion to write or talk in this wonderful language so... be forgiving ^^ (I'll give you a cookie!)

Jaffre

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Nov 12, 2009 - 22 46

Extrait de mon chapitre 5 "Chapitre Cinquième : Un petit détour qui rallongea de beaucoup trop le chemin" :

Quote:
Mais revenons un peu en arrière. Il y a quelques lignes, nos trois héros étaient tous ficelés, ligottés, comme des saucissons, sans aucun moyen de s'échapper. Mais par un coup de bol incroyable, l'un des gardes trébucha sur une enclume, ralenti tout le groupe qui l'un après l'autre se vautrèrent, l'un d'entre eux tomba sur un mage qui échappa son bâton magique qui alla percuter de plein fouet un deuxième mage. Au contact, le bâton déclencha une vague de magie qui transforma le malheureux mage en alligator. Sans rien comprendre à son état, et dans son esprit d'alligator qu'il était à présent, ce dernier fonça sur le premier garde venu pour aller le dévorer. Or, il s'agit que c'était ce mage qui maintenait G'hor et l'empêchait de bouger. A présent, le géant pu se libérer de ses liens, bondir sur ses deux jambes et libérer ses camardes. Seulement, il restait encore trois autres mages. Le premier lança un sort sur Yusil, qui se cacha derrière l'enclume. Le sort rebondit alla percuter un autre des mages. Ce dernier rata son sort qui alla embraser un arbre qui tomba tout près de Jhoana. Cette dernière, appeurée, fit un pas de côté et tomba sur l'alligator. Dérangé dans son dîner, ce dernier décida de faire une pause pour grignoter la jeune fille, mais G'hor le plaqua le gator au sol et l'étrangla tout en zieutant autour voir si aucun mage ne pointait le bout d'un sort. L'alligator trépassa tandis que Jhoana sautillait en évitant les sorts du troisième mage. Le géant attrapa ensuite l'enclume, la jeta sur le mage, faucha ensuite le dernier debout, puis récupéra l'enclume avant de s'enfuir vers ce qui lui semblait être l'Est, Yusil et Jhoana à ses trousses.

roaring_rolandaGlowing Halo

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Posted on:
Nov 13, 2009 - 14 16

Stik wrote:
L'érotisme de l'andouille, qui ouvre ma création.
Je vous rassure, ce n'est absolument pas représentatif du reste, je n'écris pas du soft pr0n culinaire.

Mince, moi je veux bien voir la suite, même si c'est 16 K d'érotisme charcutier !

Rolanda
--
hein? quoi? où ça?

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Rolanda
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Nuitarius

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Posted on:
Nov 14, 2009 - 14 02

Voici le mien, j'espère que vous ne m'en voudrez pas pour la longueur, je n'arrivai pas à choisir où l'arrêter.
Bonne lecture !
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Chapitre IV

A la manière d'une âme en peine, j'avais rejoint mon bureau, effleurant du bout des doigts les quelques feuillets du journal de Magnus. Elena avait-elle raison ? Fallait-il que je regarde la vérité en face et que je fasse mon deuil ? Pourtant, ça me paraissait insensé, et je voulais me révolter, la rattraper et lui hurler que Magnus n'était pas mort, qu'il était là, là-bas dans les Pyrénées, à errer dans les bois, pas tout à fait homme, pas tout à fait loup. Mais... mais Magnus était perdu pour nous. Au fond de moi, inconsciemment, j'espérais toujours entendre ses pas dans le vestibule, le froufrou de son trench-coat, ses pas souples et puissants l'amenant vers nous. Ses yeux des ciels trop froids de son nord natal, sa présence rassurante, paternelle, protectrice.
J'attendais son retour comme on attend l'hiver. On le sent, on sait qu'il est là, qu'il sera là, tout le temps, inexorable, immortel, indestructible, inévitable. Quelle erreur. Elena me le montrait, avec toute la fureur et la franchise dont elle était capable.
Pourtant, si Magnus avait laissé ce petit carnet aux phrases sibyllines, s'il avait laissé des miettes de pain à la manière du Petit Poucet, il devait y avoir une raison. Pourquoi cacher des fragments de son journal ? Pourquoi faire autant de mystères ? Magnus ne s'embarrassait pas d'énigmes inutiles ou de cachotteries dénuées de sens. Nous l'avions appris, chacun de ses secrets, chacun de ses mensonges, il les gardait pour de bonnes raisons. Il devait y en avoir une pour le journal aussi, et j'avais bien l'intention de la trouver. Qu'Elena et Logan se débrouillent de leur côté avec ce suicide dont ils doutaient, à chacun sa croix. Je revenais au post-it trouvé à Issy-les-Moulineaux, et recopiai la note dans le petit carnet quasi vierge de Magnus.

Qui est comme Dieu. Entre deux dragons, il faut choisir le moindre.

Si mon mentor reproduisait le schéma laissé pour l'indication précédente, la première phrase désignait un lieu, la seconde un emplacement plus précis à cet endroit où retrouver la suite du journal. Un peu fébrile, Elena oubliée, j'allais chercher dans ma bibliothèque un plan de Paris, et étalai à côté de celui-ci un plan du métro pour planifier mes futurs déplacements.
Puis je m'arrêtai là dans ma recherche, bloqué par cette charade dénuée de sens. Qui est comme Dieu ? Grand ? Tout-puissant ? Omnipotent ? Je sentais les rouages de mon cerveau tourner en tout sens, sautillant sur leurs vis, ne tournant plus vraiment rond après quelques minutes de réflexion. La seconde mention n'éclairaient en rien la deuxième, parce que s'il me fallait trouver deux dragons, ou effigies de dragons à Paris, j'étais vraiment, mais vraiment mal barré. Il y en avait partout ! Sur les églises, dans les jardins, sur les fontaines, et j'en passe et des meilleurs ! Impossible d'en localiser deux précisément.
Je décidai de faire appel à cet allié que tous les héros modernes ne manquent pas de solliciter. Google. Mieux que Watson, ou même Hutch, le moteur de recherche contenait sûrement une réponse à mes questions.
Et figurez-vous que j'eu de la chance, même si cela ne m'arrive pas très souvent. "Qui est comme Dieu" était en fait la signification étymologique d'un prénom, c'est-à-dire celui de Michel. Et là, lumière dans mon cerveau peu éclairé, les rouages s'accélérèrent et firent fonctionner la machine un peu défectueuse à plein régime.
Sans attendre, je saisis une veste, mes clefs et ma carte de transport, puis sortit de l'appartement. La tradition aurait voulu que je laisse une note à l'attention d'Elena pour qu'elle sache où j'étais, mais je n'avais aucune envie de me montrer prévenant. J'essayais en même temps de faire taire la petite voix désagréable qui me soufflait à l'oreille qu'elle s'en moquait probablement. A grandes enjambées volontaires, je me dirigeai vers la station Port-Royal pour prendre le Réseau Express Régional, changeai à Châtelet en n'essayant de ne pas écraser la tête du joueur d'accordéon contre les portes automatiques (ou entre celles-ci, d'ailleurs, le châtiment méritait aussi qu'on s'y intéresse, pour crime passionnel contre la musique), et enfin sorti à Saint-Michel. Devant moi, les hautes tours de Notre-Dame fendaient le gris du ciel en gris plus sombre encore.
Une foule estudiantine se pressait entre les différentes enseignes de Gibert Jeune, à peu près autant de touristes d'un peu partout circulaient entre des voitures qui klaxonnaient tout aussi bruyamment que d'ordinaire, des flashs photographiques partaient en direction de la fontaine Saint-Michel. L'archange piétinait la monstruosité démoniaque, arme en main, dans le renfoncement élégant de la fontaine, tandis que deux dragons l'encadraient, plus bas, à portée de main.
Le découragement me saisit assez vite, après que l'excitation due à ma découverte fut retombée. Aucun des deux dragons ne me semblait plus petit que l'autre. Je n'avais aucun instrument pour les mesurer, bien sûr, et le faire m'aurait fait passer pour un fou furieux auprès d'un certain nombre de personnes. Il fallait que je revienne à la nuit tombée, à l'heure où les rues de Paris sont vides d'humanité.
De retour à l'appartement, Elena n'était pas rentrée, et le répondeur ne signalait aucun message laissé pendant mon absence. Une heure à peine, et j'espérais qu'elle revienne ? Bah, ma vampiresse détestait cordialement admettre qu'elle avait tort, et encore plus présenter ses excuses. Elle ne reviendrait pas de sitôt, il fallait juste m'habituer à l'idée. Avec mes habitudes alimentaires de célibataire endurci, je raclai le bac à légumes du frigo pour y trouver trois knackis et un yaourt, avant de m'attaquer aux fonds de tiroirs dans l'espoir de trouver une denrée comestible autre que des pruneaux dont je ne connaissais ni la provenance, ni la raison pour laquelle ils se trouvaient là d'ailleurs. Joie. Des pâtes.
Au-dessus de mon assiette tiède, oeuvre artistique parachevée par un coulis de sauce tomate d'un rouge profond - c'est ce que dira un restaurant new wave pour ne pas utiliser le terme ô combien plus réaliste de ketchup, j'hésitai à appeler Elena sur son portable, pianotant son numéro puis l'effaçant à plusieurs reprises, incapable de prendre une décision. Qu'allais-je lui dire ? C'était elle qui m'avait lancé ces horreurs en plein visage, c'était elle qui ne savait pas contrôler ses sautes d'humeur, et c'était encore elle qui était partie en trombe. Finalement, je pris la tangente et appelai Logan.
Une. Deux. Trois sonneries. Beaucoup. Trop.
Une voix digne des bonnes années du téléphone rose intervint "Vous êtes bien sur la messagerie de..." avant de laisser place à celle du propriétaire de la boîte vocale, "Logan Fox", pour reprendre dans le plus parfait style des hôtesses de l'air "vous pouvez laisser un message, après le bip sonore". Bip.
- Euh... Logan, c'est moi. Enfin, je veux dire, c'est Jérémy. Je... Enfin Elena n'est pas là. Toi non plus. Et... bref... rappelle-moi.
Je raccrochai, me sentant humilié par une messagerie de téléphone. Odieuse impression.
Le reste de la soirée se passa comme dans un rêve. Je zappais bêtement devant la télé, m'abrutissant d'émissions auxquelles je ne m'intéressais pas, écoutant à peine ce qui se disait, regardant la lucarne colorée comme on regarde la mer, sans la fixer, prenant compte des couleurs sans leur donner une forme définie. Malgré moi, mes idées me menaient constamment vers le temps que j'avais passé avec Magnus, lors de la Seconde Guerre Mondiale, sur les plages du débarquement. Je me souvenais des cris, du sang, de la fumée, de l'odeur insupportable de la peur et de la mort, le rugissement des mitraillettes sur les falaises, les ordres auxquels personnes n'accordaient d'attention, tant nous étions abrutis par le chaos qui nous submergeait. Je ne voulais pas être là, je n'y avais pas ma place. Magnus m'avait entraîné dans cet Enfer sans nom, et il me le fit traverser de part en part, me traînant comme un boulet entre les cratères d'obus fumants et les volées de balles qui abattaient nos camarades. Les corps volaient, tombaient, comme des marionnettes sans vie. J'avais peur. J'étais paralysé, terrifié. Et Magnus me poussait, sa main entre mes reins, puis me tirant par l'épaule. Il me tirait, m'entraînait, me portait, ne lâchant jamais prise. Et sur son visage, il y avait cette expression intense, qui ne faillit jamais, et un sourire sauvage de meurtrier, de génocidaire.
Ce n'était pas la première fois que je voyais ainsi. Mais je ne m'étais jamais rendu compte auparavant que mon compagnon, mon mentor, était un fou, plus dévasté par le temps et les souffrances que personne ne le serait jamais. Avais-je été plus épouvanté plus par la folie sans nom qui nous entourait ou par la bestialité qui irradiait en vagues sulfureuses de celui qui se tenait à mes côtés ? Aujourd'hui, je ne pouvais le dire avec certitude.
La nuit vint enfin, je m'endormis sur le canapé, dans une position certainement inconfortable, car lorsque je me réveillai, ma nuque me faisait mal. J'avais rêvé de hautes vagues et de poignards, et un poids lourd pesait sur ma poitrine, comme une chape de plomb, un couvercle de cercueil duquel je ne pouvais m'extirper. Je jetai un coup d'oeil à l'horloge du lecteur DVD. 02:35. J'avais manqué le dernier métro.
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Impressions ?

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November 2008 - Les Fils du Loup (won)
November 2009 - Morsures (on going)

screamish

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pas mal!!!

kirsty34

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OK, je me lance (désolée, j'écris en anglais) :

Voici un extrait de ce que j'ai écris aujourd'hui, donc à plus de la moitié de l'histoire...

“That’s so fucking weird, Dad! But I’m cool with it. It’s not a problem. And I don’t think you’re losing your mind, I really don’t. You seem pretty happy to me, and you make sense when you talk, and you aren’t doing anything really weird, like stripping off in public or something. I don’t understand what’s happening, but I like this new you…”

“Thanks, son. You’re the only person who’s said that, and I appreciate it. I’ve got an appointment with the doctor on Monday because I want to try and figure out what’s happening, but you’re right. I feel great, I feel better than I have in years. I feel like our relationship – you and me – has improved (though Angie seems to be angry with me about something and I’m having trouble figuring that out) and that, as a family, things have been pretty good these last few days. But this French thing, it just happens. I open my mouth sometimes and French comes out. I don’t even realise it sometimes. I pick up a French newspaper and I can understand it. I want to eat differently, I don’t feel the same excitement when I watch Liverpool play (I made a right tit of myself at the Crown the other night, when Lyon drew with Liverpool, because I was the only guy celebrating when Lyon scored their last minute goal… nearly got lynched, in fact) but I do feel excitement when I watch a French team play. And watching France last night was pure magic. They were brilliant, really they were. They took no shit from the Irish, ignored the thousands of Ireland fans in the crowd and just went out there and won… It’s strange, even to me, but it feels right all the same.”

Qu'en pensez-vous ?

Yzabel

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In other words, "being French rocks"?

Ca a l'air intéressant, ce que tu écris. Surtout quand on lit l'extrait dans ton profil en plus. ^^

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Yzabel

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Extrait de ce que j'ai écrit hier soir. Chez moi aussi c'est en anglais, mais vu le niveau d'écriture, je pense que ça doit rester assez facile à comprendre:

*********************

In this dream, images flashed behind her closed eyelids and words she could not understand poured from her lips, as she stood at the centre of a circle traced on the floor with what she hoped was paint and not blood. Inscribed within the confines of this circle, a complex pentagram extended its branches towards the darkness that surrounded her. Lou felt at unease, as if her place was not here, as if she was only borrowing this vision for a few minutes before having to leave it again to its legitimate owner. At the same time, her conscience told her that she more than anyone else was allowed to stand here in the circle, and to weave its patterns with her mind and her hands.

Someone else was there in the room, kneeling in a corner. A feminine silhouette, tall and lithe, one knee and one hand on the wooden floor, her opposite arm resting on her other leg, in an attitude of respect and submission. Her hair was a golden blonde, falling down to her shoulders in long curls; her face must have been as pale as her hands, as her long fingers made for strangling and killing... but why was she thinking of murder all of a sudden? Lou knew her, but her name kept on eluding her, and she was unable to remember it, no matter her efforts.

The lines of the pentagram started moving, forming new patterns and new meanings. The unknown woman remained where she was, not showing any signs of ever paying attention to what was happening. The circle danced around Lou, around that body of hers that felt so different than the one she had gone to bed in that past evening. The circle spoke of ancient times, of ancient magic, of ancient rites. It spoke of ancient things, and at the same time, strings of ciphers took shape in her mind, turning the old knowledge into code she knew she could use, someday, if only she managed to implement it in a new model or another executable file.

To what aim? To what extent? She did not know. Maybe if she kept on dreaming, night after night, the meaning of these spells would be unveiled. Maybe she would see the face of the mysterious blonde woman. Maybe she would...

...remember...

And the circle spoke, whispered, cried within her heart, trying to free itself from her grasp.

At last! At last I'm there! The world is changing, the wall will fall, and I will show them. Yes, my servant, I will show them. And if they don't want to look nor listen, you'll be there to make them!

It wasn't her voice. Those weren't her words. Yet she was shouting them, her heart swelling with wild joy, pride and arrogance.

"I will show them that they can't just ignore the voice of the dead!"

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screamish

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yzabel, si seulement j'ai parlais francais comme toi tu parles anglais...super!!!

screamish

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Ah oui, en anglais, je suis désolé.

ùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùù

Georges met me at the bar later, red cardboard folder under his arm bulging with printouts and handwritten notes. He looked pale and when he leaned down to kiss me, he smelled of old coffee and ciggarrete smoke.

"Here you are" he said, pushing the folder across the table to me, and raising his hand to the bar, ordered a beer . I ran my thumb over the tightly packed papers, unhooked the elastic binder and took a quick look through the top few pages. It was mainly printouts of auction house catalogues, some technical reports, colour photocopies of images of roman busts, amphorae, coins, silver rings, end of lead piping and mosiacs.

"It's in a bit of a state," he apologized. "I'm not ususally so disorganised but at the moment..." he shrugged.

"I've left you a few messages, " I said. "You're hard to get hold of, you know"

"Yes, I am sorry," he said. He sighed. "It's not easy. When you've been together with someone for so long, you know. " He looked past my shoulder at the next table where the large group of scruffy looking drinkers were finishing off their bottle of white wine. I could hear one of them start humming a low melancholy tune, probably something about mountains and lonely paths and goats and blisters.

"Have you spoken to her?" I didn't want to push him too much, Georges and I had always been able to talk about anything, but the state of his marriage wasn't one of them.

He didn't answer at first. I knew he'd heard me. I shuffled through the folder randomly. A report on the stratigraphic context of an acheulian excavation in the Haute Garonne. I held it out to him.

"Is this ...?"

He peered at it over his glasses and grunted, took it from my hand and folded it in two, put it on the table next to his coffee.
"Sorry. You see how I am?"

The waiter aproached the table behind us the necks of two bottles of wine between his fingers, corkscrew in the other. He was met with cheers and one of the party leapt to his feet, a sandy brown- haired man in his thirties in an angora jumper, grabbed the waiter, and putting him in a friendly headlock, started rubbing the top of his head with his knuckles. The waiter was younger and good natured, and didn't protest, the way a young gorrilla will submit himself to violent play from an alpha male. To scatterred laughter from the other tables, he managed to extract himself, and opened the two bottles, nodding tolerantly and smiling as the drinkers began to sing in earnest, in Catalan.

"I haven't spoken to Françoise," said Georges, "since...ah...27 days." I was suddenly afraid he might start to cry. I thought maybe I should take his hand but he was busy fiddling with his cigarrette packet, searching his pockets for a lighter. He looked up at me. "Have you?"

"Yes..." I said slowly, guiltily.

Georges nodded briskly as if it was all businesslike and nothing to him. He lit his cigarrette and after a moment said "And?"
I hesitated, not sure what to say.

"How is she?" he bluffed.

"Oh, she's fine"

"She's fine"

"Well, you know, she's alright. I think..." I hesitated. "I think she's alright. All things considered. She's been busy."

"Ah yes," Georges gave a small, tight smile. "Yoga classes, painting classes, creative writing classes." He studied the end of his cigarrette, burning down close to his fingers. "Maybe I should take something up, yes? What do you think? Reflexology? Reiki? In touch with my inner man?"

I stirred a lump of sugar into my lukewarm espresso.

"Your inner man, Georges?" I said "Which inner man would that be? Georges on market day, Bar du Marché, with his cronies? Georges drinking apero with his students?" I looked up at him briefly, smiled to take the edge off my words....

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