Genre: Satire, Humor & Parody
About littleophLocation: Southeastern Parisland Home Region: Age:30 Website: http://histoiresdoph.blogspot.com Non-noveling interests: Medieval faires, singing, acting, drawing |
Joined: octobre 11, 2006 This Year: Official Participant NaNoWriMo History: NaNoWriMo posts: 281 NaNoWriMo buddies: 12
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Brief Author Bio: Boring stuff: computer scientist, married, mother of two. I'm now the proud author of six novels and twenty-three short stories, most of which would never have been written if I hadn't been drawn into NaNoWriMo in 2006, and then gradually persuaded that I wasn't such a lousy writer after all. My official bibliography, though, only consists of three short stories as of February 2010: |
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Synopsis: Le monde pour douze euros (working title)
Jaden Smith is trying to save the world from the evil secret society Naxos, while Oriella Bianchi just wants to know who killed her brother. My whole job is to make them meet, work together, find out that their cases are linked, and if possible, make it at least a little funny.
Thriller meets Mystery meets Comedy. Beware!
Alligators : 3.
Vendeur de noix de coco : 1.
Défi du fromage : double bonus.
Défi de Maurice : triple bonus.
Défi de la corde à sauter : triple bonus.
Défi de la chanson des années 80 : triple bonus et timbale.
Excerpt: Le monde pour douze euros (working title)
« Et concrètement, demanda François, qu’est-ce que vous avez prévu de faire ? »
Jaden tendit le bras pour attraper un boîtier de protection.
« Nous allons attendre le début de l’opération au centre de Paris.
— Plus précisément, au niveau des Invalides.
— Quand les gens s’endorment, j’irai à la Tour Eiffel pour arrêter la machine, et Oriella ira au Palais de l’Élysée pour donner une boîte au président.
— Le plan d’origine, c’était que j’amène Jaden au RER C, et que j’aille ensuite chercher le métro 13 jusqu’à Champs-Élysées-Clemenceau. Et vous, vous faites quoi ?
— Normalement, je vais avec vous. Mais il y a un truc qui me chiffonne dans votre histoire.
— Ah bon ?
— Si cette machine est capable d’endormir tout Paris, suivant la fréquence utilisée, il y a un risque que ça affecte aussi les conducteurs de trains, au moins ceux du RER qui est au-dessus du niveau de la Seine entre Invalides et le Champ de Mars. Alors comment est-ce que vous comptez prendre les transports ? »
Oriella tapota du bout des ongles sur le bord de la table.
« C’est pas con, ce que vous dites. »
***
Ses deux compagnons, quant à eux, croisèrent sur le Pont de l’Alma des amoureux endormis en plein baiser, dont les bouches s’étaient perdues en sombrant dans le sommeil, et qui se bavaient allègrement dessus. Une fois arrivés sur la rive droite, ils remontèrent l’avenue Montaigne en direction des Champs-Élysées, en se glissant tant bien que mal entre des voitures arrêtées dans les positions les plus improbables.
« Si c’est comme ça ici, dit Oriella, je n’ose pas imaginer à quoi ressemble la place de l’Étoile !
— Vous plaisantez ? Les voitures sont toujours en vrac sur l’Étoile ! Alors à mon avis, la seule différence, c’est que ça roule encore plus mal qu’en temps normal. »
Les deux jeunes gens, qui comptaient déposer leurs bicyclettes à la station Vélib du rond-point des Champs-Élysées, eurent la mauvaise surprise de constater qu’il n’y avait plus de place disponible à cet endroit. Ils poussèrent donc jusqu’à la station de Matignon, ce qui, finalement, les rapprochait. À part la musique qui s’échappait d’une brasserie du coin, il n’y avait presque pas de bruit dans ce quartier habituellement animé jour et nuit. C’était presque effrayant.
Oriella s’approcha d’un homme d’une cinquantaine d’années resté miraculeusement debout sur un passage piéton, les yeux ouverts sur le vide, à quelques centimètres d’une voiture dont le moteur était un des rares à ne pas avoir calé. Elle agita la main devant son visage et attendit en vain une réaction.
« Qu’est-ce que vous espériez ? lança François. Qu’il se mettrait à grogner et à essayer de vous boulotter le cerveau ? Allez, il faut qu’on file, on a un président à réveiller ! »
***
Voilà qui était intéressant. Jaden était à moins d’une dizaine de mètres de l’ascenseur vers le troisième étage. S’il arrivait à avancer en ayant l’air de dormir, il pourrait peut-être entrer dedans et monter avec la relève. Il lui faudrait pour cela bousculer quelques personnes, mais c’était un moindre mal.
Il ferma les yeux aux trois quarts, tête basse, bras ballants, et se mit à marcher lentement, droit devant lui.
« Et voilà, on en a encore un ! » se désola le planton posté au pied de l’ascenseur.
Le jeune homme percuta un couple de sexagénaires sans ralentir. Ceux-ci vacillèrent un instant avant de reprendre leur position initiale. Au passage, le monsieur laissa échapper un léger ronflement.
Les sbires qui allaient monter le dépassèrent et prirent place dans l’ascenseur. Il y était presque, il allait faire le voyage avec eux, pourvu qu’on le laisse entrer !
« Qu’est-ce qu’on fait du somnambule ? s’inquiéta un des hommes.
— Ben, rien, qu’est-ce que vous voulez qu’il vous fasse ? Vous voyez bien qu’il n’est pas plus en forme que les autres ! »
Pour prouver ses dires, le planton frappa un grand coup sur l’épaule droite de Jaden. Celui-ci accusa le choc avec un grognement discret, sans cesser d’avancer dans la même direction. Afin que l’illusion soit parfaite, il alla s’écraser contre la paroi du fond et fit mine de vouloir continuer à marcher, comme s’il n’avait pas conscience d’avoir le nez dans un mur.
« Allez, les gars, vous n’allez pas vous mettre à avoir peur d’un type qui dort ? »
Le planton éclata de rire. Sur un signe de sa part, un opérateur referma les portes de l’ascenseur, qui fila comme une flèche vers le sommet de la tour.


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